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الأحد، 29 يناير، 2012

Mali : l'armée et les rebelles touaregs face à face dans le Nord



La confusion règne toujours sur la situation dans le bourg de Aguelhoc, au nord-est du Mali. Les rebelles touaregs et l'armée malienne revendiquent chacun le contrôle de la zone. Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) affirme détenir 65 prisonniers après un accrochage avec les troupes régulières dans la journée du 20 janvier 2012. En revanche, Ménaka et Tessalit, les deux localités, attaquées la veille, ont connu un peu de répit.

MAK : Solidarité et soutien à nos frères Touaregs de l’Azawad

Au moment où les Touaregs de l’Azawad se battent avec courage et détermination contre des Etats-Nations qui nient leur existence, ruinent leur territoire et livrent leur peuple au terrorisme, afin d’arracher leur dignité et leur droit inaliénable à vivre librement sur leur propre terre,

Pourquoi Union du Maghreb «ARABE»?


Pourquoi Union du Maghreb «Arabe»? Par Mouna HachimMouna Hachim est titulaire d’un DEA en littérature comparée. Depuis 1992, elle a éprouvé sa plume dans les métiers de la communication et de la presse écrite. Passionnée d’histoire, elle a publié en 2004 «Les Enfants de la Chaouia», un roman historique et social, suivi en 2007 d’un travail d’érudition, le «Dictionnaire des noms de famille du Maroc»

Les femmes américaines soutiennent leurs homologues Saoudiennes


Devant l’ambassade de l’Arabie saoudite aux états unis un groupe de femmes américaines n’ont trouvé aucune façon aussi parlante et significative pour soutenir les femmes Saoudiennes  qui sont privé même de conduire une voiture que de manifester devant l’ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite de cette façon :
Les voitures pour les femmes et les chameaux pour les hommes


Auteur: Mohamed El Ouazguiti

salaires, indemnités et privilèges des membres du gouvernement Ben Kiran


Aussitôt après leur désignation par le roi et même avant que d'être investis par le parlement, les membres de l'équipe Benkirane recevront une compensation pour "soigner leur apparence", sous forme d'un chèque de 120.000 DH pour l'habillement et, plus généralement, le port extérieur.
Question salaires des ministres, leur chef touchera 100.000 DH mensuels et chaque ministre 70.000 DH, et 40.000 DH pour les ministres délégués. En plus de ces sommes, chaque ministre percevra une indemnité de logement de 25.000 DH par mois, alors que le chef du gouvernement aura à disposition une villa de maître dans le quartier Souissi. Le dernier qui avait eu l'usage de cette maison avait été Abderrahmane el Youssoufi, Driss Jettou et Abbas el Fassi ayant préféré leurs villas rbaties.  Par ailleurs, tous les ministres dont dépendent des organismes publics ou semi-publics reçoivent une indemnité annuelle ou semestrielle pour leur présidence des conseils d'administrations de ces organismes, même si ces conseils ne se tiennent pas… D'un autre côté, chaque ministre a droit à deux véhicules. La voiture officielle, une Audi à 800.000 DH, achetée du temps d'Abbas el Fassi en remplacement des Mercedes d'antan, et une Peugeot pour l'usage privé et familial. Mais la plupart des ministres ne se suffisent pas de ces deux véhicules, mais s'accaparent les voitures du ministère pour les mettre à leur service, aussi, et à celui de leurs familles. De plus, dans les coutumes makhzéniennes, il est d'usage de gratifier les ministres de "libéralités" royales, la plupart du temps en cash, mais prenant parfois la forme de présents remis à l'occasion de fêtes religieuses, nationales et parfois privées. Pour la fête du mouton, par exemple, le cadeau est un mouton… Indemnités de transport Ce sont des sommes perçues par les ministres pour chaque déplacement : elles se chiffrent à 2.500 DH pour chaque nuit passée en dehors de Rabat, au Maroc, et montent à 4.500 DH si le déplacement est en dehors des frontières.
Mais en général, c'est la présidence du gouvernement qui "alimente" encore plus ces indemnités sur les fonds spéciaux de la primature, et chaque ministre est en droit de demander le remboursement de factures réglées lors de son déplacement ; il peut ainsi s'agir de restauration, d'hôtellerie ou encore de "cadeaux". Pour l'ancien gouvernement, Moncef Belkhayat, le ministre de la Jeunesse et des Sports, était passé maître dans l'art de se faire rembourser toutes ses factures, même celles qui étaient très privées. Un budget spécial est prévu pour chaque ministère pour les "réceptions" et le "protocole" ; ce budget sert à faire bombance, à la décoration florale, aux mets fins et délicats et autres cadeaux, fêtes et invitations… "Des caisses noires"  Certains ministres disposent de "fonds spéciaux" qui leur sont affectés, sans aucun autre contrôle que celui de la conscience du ministre en question. Les plus importants de ces "fonds" sont bien entendus ceux qui sont détenus à la primature et qui sont, selon ce responsable qui a travaillé au sein du cabinet du premier ministre… sans fond, et peuvent être utilisés à la convenance totale et entière du premier ministre qui verse ce qu'il veut à qui il veut, rémunère qui bon lui semble de la somme que lui seul juge utile, hors de tout contrôle, hors de toute comptabilité.
Ces "fonds", lorsqu'il s'agit de sommes importantes, ne nécessitent que le visa du chef du gouvernement et peuvent atteindre des milliards en indemnités, dessous de table, garnissage de tables, règlement de frais de voyages et de dépenses pour "les missions d'intérêt national", "paiement" de syndicalistes ou d'artistes, ou encore d'associations ou de toute autre personne morale ou physique que le premier ministre a décidé d'aider et d soutenir pour des raisons que lui seul connaît… Avec l'arrivée de Driss Jettou au gouvernement, ce "fonds" a été domicilié à Bank al-Maghrib, avec une carte de paiement dédiée, au nom du Premier ministre, qui peut tout payer, au Maroc ou de par le (très) vaste monde… Parmi les ministères qui détiennent ces "fonds spéciaux", on trouve bien entendu le ministère de l'Intérieur, avec plusieurs "caisses", le ministère de la Justice et celui des Habous et des Affaires islamiques…  On ne sait presque rien de ces fonds, de ces sommes, et de leurs affectations. Et pour toutes ces "caisses noires", nul ne peut dire au juste l'origine de leurs fonds, qui ne sont pas budgétisés dans le cadre des comptes de la nation approuvés par le parlement… et bien entendu, ni comptabilité de quelque nature que ce soit ni contrôle de qui que ce soit…  L'argent est versé en cash, et dans toutes les devises du monde… Ainsi donc, tous les ministères ont des ressources "marginales", qui permettent aux ministres d'agir comme bon leur semble, et au besoin en contournant la loi à travers les budgets, fonds et caisses des organes et des institutions publiques placées sous leur tutelle.Hé oui, c'est le vrai visage de ceux qui esaient d'imiter Omar ibn Alkhattab, no comment.


Auteur: Salah Hadri

الاثنين، 23 يناير، 2012

Le drapeau Amazigh en Syrie : Michel Aflaq en deuil

Selon les observateurs internationaux, le drapeau Amazigh est le seul drapeau commun qui a été porté par les manifestants dans tous les pays d’Afrique du Nord : les Ils Canaries, le Maroc, l’Algérie, La Tunisie, La Lybie et même en Egypte. Il est arrivé plusieurs fois que ce drapeau est porté par les manifestants nord Africains en Europe et aux états unis, mais aujourd’hui c’est la première fois que ce drapeau est porté par des manifestants non nord africains et au moyen orient en Syrie : le berceau du panarabisme chauvinisme qui a été derrière tout le mal qu’a subie la culture, la langue et l’identité Amazighe à Tamazgha (l’Afrique du Nord). Michel Aaflaq, Saddam Hussein, Assad vont certainement tourner dans leur tombe ! L’histoire a commencé par l’amitié Kurde-amazighe depuis ces dernières années. Les Amazighs marocains n’ont pas raté l’occasion de porter haut le drapeau Kurde à la capitale Rabat lors de leur dernière grande manifestations le 15 Janvier 2012 qui a regroupée 5000 jeunes. La réponse n’a pas tardé de leurs frères Kurdes qui ont porté le drapeau Amazigh haut en Syrie. La nouvelle génération de Facebook va certainenemet créer l’amitié, la vraie, que les dictateurs arabes qui ont pris le pouvoir sur cette zone non arabe, ont échoué de faire.


à Rabat le 15 Janvier 2012

« Les Amazighs sont colonisés », dixit Ben Kiran


Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe par l’actuel Premier ministre marocain, le bien « nommé » Abdelilah Ben Kiran, connu plus pour ses fameuses vociférations hautement amazighophobes que ses exploits politiques, a affirmé on ne peut plus clairement que les Amazighs sont bien intégrés non pas en France ou en Hollande, comme vous pouvez l’imaginer au premier abord, mais au Maroc, leur propre pays depuis des milliers, si ce n’est des millions d’années.
Intégrés, dites-vous ? Je suis sûr que si vous êtes un immigré amazigh, pourvu d’un tantinet soi peu de conscience identitaire, rien que l’emploi de ce terme va hérisser vos cheveux, si ce n’est autre chose- en bons Amazighs qui se respectent, restons toujours pudiques. En effet, Ben Kiran dont la culture politique, et je ne suis pas le seul à le constater, est quasiment inexistante ne sait peut-être pas que ce terme est extrêmement connoté. Et donc à manier avec extrêmement de précaution au risque de choquer et même de se brûler les doigts.
Intégration, assimilation et... colonisation
Mais l’homme n’en a absolument cure, car très sûr de son bon droit. Et c’est là que l’individu est vraiment intéressant. Je dirais même, au risque de choquer certains, qu’il m’est vraiment sympathique. Car, au moins, il a le mérite de dire franchement, avec la brusquerie qui lui sied si bien, certaines réalités que beaucoup préfèrent ne pas voir.
Soyons donc un peu pédagogues et expliquons les choses le plus clairement possible à notre chérif de Premier ministre (apparemment, il a, lui aussi, en sa possession un arbre généalogique prouvant qu’il est un descendant du prophète par son père et d’une lignée d’ancêtres... syriens par sa mère). Il va sans dire que ce fameux mot « intégrer » appartient aux champs lexicaux qui ne rappellent pas forcément de bons souvenirs aux pauvres Amazighs que nous sommes. Celui de la colonisation (demandez aux Amazighs algériens, ils en savent plus que quelque chose !) et celui de l’immigration- pour ceux qui ont la « chance » d’émigrer.
Si la thématique de l’immigration ne peut en aucun cas s’appliquer aux Amazighs pour la simple raison qu’ils ne viennent pas de nulle part (les seuls arbres qu’ils possèdent, eux, contrairement à Ben Kiran et ses semblables, ce seraient, et encore s’ils ne sont pas emportés par la sécheresse et les aléas de la nature, ceux de l’arganier et de l’olivier). Car, pour ceux qui ne le savent pas encore, ce sont les uniques autochtones de toute l’Afrique du Nord et pas seulement du Maroc.
En toute logique, et n’en déplaise aux champions du monde de la mauvaise foi, il ne reste plus que la deuxième option, à savoir la thématique de la colonisation. En effet, Ben Kiran confirme, par sa dernière sortie télévisuelle, tout seul, sans être poussé par personne ou encore moins manipulé par un « extrémiste » amazigh, une évidence que seuls les aveugles obtus peuvent encore nier, à savoir que les Amazighs sont bel et bien c-o-l-o-n-i-s-é-s.
La vérité finit toujours par se savoir
Pour autant, un peu plus loin, dans la même interview, certainement parce qu’ils sont plus calés que lui (comparez l’arabe de l’Amazigh, Aassid, et celui de l’arabiste, Ben Kiran !), le chef du PJD cloue a pilori, avec une haine à peine dissimulée, ceux qu’il qualifie d’extrémistes amazighs (en se félicitant qu’ils soient encore très minoritaires). Ceux-là mêmes qui n’ont pas le courage ou, du moins, pas la volonté de dire publiquement, en tous les cas pas à ma connaissance, que les Amazighs vivent sous une quelconque colonisation. Comme lui-même vient de le dire et même le répéter devant des millions de téléspectateurs.
Ne me demandez surtout pas où se situe la logique dans les propos de Ben Kiran, car c’est une notion qui lui est complètement étrangère et tant d’autres « chérifs » comme lui qui se sont autoproclamés, ad vitam aeternam, nos représentants légitimes. Mais cette fois-ci, il faut bien le reconnaître, il n’a dit que la vérité : les Amazighs ne sont que de vulgaires colonisés. Merci donc M. Ben Kiran pour ce rappel pour le moins opportun. Aux intéressés, c’est-à-dire les Amazighs, s’ils ont encore une once de dignité et d’humanité, d’en faire ce que bon leur sem


Auteur: Lahsen Oulhadj

الثلاثاء، 17 يناير، 2012

هل إستوعب السياسيون المغاربة من تظاهرة الامازيغ بالرباط يوم ١٥ يناير الماضي درسا مقنعا على ان الامازيغ تاريخيا فإدا تحركوا فلن يعاكس مطالبهم إلا البلداء الجاحدين وما على الاميين السياسيين إلا بمراجعة والإطلالة على كتابات اعدائهم من جنرالات فرنسا التي يعتمدون ثقافتها الإستعمارية في السياسية العمومية ببلدنا المغرب اين المحللين والخبراء في كل شيء بالمغرب إلا الحقيقة والواقع الدي يمكن ان ينجرف بهم اين الإعلام الوطني وحتى الإستعماري الدي يتهم الامازيغ انهم اداته .إن لم يكن العكس هو الصحيح فالكل من صحفيين وجرائد ومواقع وتلفزة وكتاب ومختصين لا زموا الصمت المغرض طبعا......فلم يعودوا يقشعوا شيئا. إنهم في انفوسهم يقارنون بين الامازيغ ولغة الارض عندما تحزن وتتحرك اي لا يفرقون بين الزلزال الجغرافي والبشري واصيبوا ببكم وهم لايقشعون.....محرر موقع تيفاوت اتمنى ان تكون ترجمة الشيخ كوكل قد اوفت ما اريد إصاله من معاني وتبليغ ..دمتم على عز الوطن Politiciens est assimilé marocaine amazigh manifestation à Rabat le 15 Janvier leçon convaincante que amazighe historiquement Ida déplacé non seulement va à l'encontre de leurs abrutis exigences ingrats et les politiciens analphabètes sur l'examen et afficher uniquement sur ​​les écrits de leurs France ennemis des généraux, qui dépendent de la culture politique de la population coloniale dans notre pays, le Maroc Où les analystes et les experts en tout, mais a insisté Maroc


     C’est cette phrase que j’ai entendue, prononcée entre deux hommes,  d'environ la cinquantaine, sur le trottoir  aux alentours du parlement à Rabat. Probablement entre deux membres des services secrets marocains ou entre deux membres des services arabo-islamistes du moyen orient au Maroc, puisque la phrase a été prononcée avec un profond malaise plein de peur et d’inquiétude.
Et tout de suite, je me suis rappelé une phrase que m’avait dite un très proche ami -qui se dit et se croit arabe- de la région de Meknès, la plus fertile du Maroc, dans un de nos débats sur l’amazighité du Maroc. En me parlant de son père qui était un ouvrier dans une grande ferme d’un des colons français. A la fin de la période coloniale, lorsque le colon fut  obligé de quitter le Maroc, il a vendu la ferme à son ouvrier ‘arabe’ marocain pour un dirham symbolique, juste pour officialiser la vente et avoir un papier justificatif qui allait servir un jour, qui sait !
Mais il lui a dit : « Je te donne cette ferme en guise de récompense pour les  quarante années de bons et loyaux services chez nous, mais je te donne aussi un conseil : attention les Berbères vont revenir un jour pour récupérer leurs terres, car elles sont bien les leurs. Moi je pars vers mon pays la France, je te laisse et je te souhaite bonne chance».
Mon ami m’a aussi fait savoir que, depuis ce temps, son père ne rate jamais l’occasion de répéter le conseil du colon à ses enfants, chaque fois qu’un  sujet de débat sur les Berbères est déclenché par un programme à la télé ou en famille.
Ceci, m’a beaucoup travaillé, moi qui suis plein d’enthousiasme, d’énergie, de fierté et surtout d’espoir en voyant les quelques 4000 manifestants amazighs femmes, hommes et enfants  dans les rues de la capitale le 15 Janvier 2012. La manifestation toute entière était  organisée par la nouvelle jeunesse du mouvement amazigh marocain, au moment où les vieux  du mouvement amazigh souffrent ces dix dernières années d’une grande faiblesse occasionnée par un déchirement entre les différentes tendances après la création de l’institut royal de la culture amazighe (IRCAM) par le Roi Mohamed VI.
L’institut qui n’a atteint aucun des objectifs pour lesquels il a été officiellement crée à Ajdir le 17 octobre 2001, dont  l’intégration de la langue et la culture dans l’école, la communication, les institutions etc. Le seul travail qu’il a achevé est la division et par la suite l'affaiblissement du mouvement culturel amazigh, l'objectif officiel non déclaré.
De toutes les façons, son enterrement est officiellement programmé depuis juillet 2011 par la nouvelle constitution. Mr Benkirane (chef des arabo-islamistes du PJD) dans sa campagne pour le référendum pour la nouvelle constitution l’a confirmé et a même mis en cause la seule décision de l’institut, la graphie Tifinaghe, qu’il a qualifiée de « caractères chinois » ! La nouvelle constitution n’a pas institutionnalisé l’IRCAM. L'état veut créer un institut des langues nationales dont Tamazighte sera une petite dimension parmi d’autres, toutes arabes. Cette mascarade a été programmée bien avant juillet 2011 car les nouveaux membres du conseil n’ont jamais été reçus par le monarque comme à l’accoutumée.  Plus encore : le recteur lui-même dépassant –selon des sources- l’âge de retraite est  maintenu à son poste, peut-être probablement pour mettre à la retraite le recteur et son institut en même temps.
La jeunesse Amazighe marocaine a-t-elle compris le jeu ?
Partant uniquement de cette manifestation sur la plan organisationnel et symbolique qui coïncide avec le nouvel an amazigh 2962 et en plus en décalage par rapport à la manifestation du mouvement 20 Février qui est, elle, programmée l’après midi de la même journée,  on peut  constater que la nouvelle jeunesse  amazighe a franchi réellement le pas. Et c’est pour la première fois que des jeunes sans ressources sont venus de toutes les villes et villages du Maroc, pour se donner rendez-vous à la capitale. Unis pour :
  • Officialiser réellement et sans ambiguïté la langue amazighe
  • Libérer les détenus politiques de la cause amazighe
  • Arrêter le programme de marginalisation régions amazighes et amazighophones au Maroc.
  • Arrêter la politique de l'arabisation du Maroc.
  • Réécrire et corriger objectivement l’histoire du Maroc.
  • Officialiser le jour du  nouvel an amazigh et le considérer  comme jour chômé  (le 13 janvier).
  • Protester contre la négligence des revendications amazighes en Libye et en Tunisie.
   De l’autre coté, en dressant l'inventaire de l’histoire lointaine des Amazighs et leurs échecs répétés dans l’histoire à cause de leur naïveté politique, le danger d’échec est toujours là. Pour le comprendre, essayons de nous rappeler nos erreurs du passé :
Le passé récent : le manifeste amazigh de Mohamed Chafik de Mars 2000 qui a donné naissance à l’IRCAM comporte bel et bien toutes ces revendications scandées onze ans après à Rabat ! Ils étaient bien unis et ils ont fait peur au pouvoir marocain qui est intervenu pour arrêter le congrès de Bouzniqa. Mais une fois que le signal est venu d'en haut pour satisfaire la première revendication du manifeste, les Amazighs reproduisent les mêmes erreurs de toujours :
  • Ils font une confiance aveugle à tout le monde.
  • Ils négligent les autres revendications.
  • Ils trompent leurs cible en transformant le combat externe vers un combat interne, ainsi ils deviennent la proie facile de la politique de division du pouvoir en place.
La première revendication du manifeste était bien un institut national pour la langue amazighe, cela a été fait avec une légère modification :  royal a remplacé national. Mais onze ans plus tard, même ceux qui  sont dedans sont aujourd’hui convaincus de l’échec de cette institution.
En guise de comparaison : les Amazighs Libyens aujourd’hui sont en train de vivre la même expérience que leurs homologues marocains.
Le passé proche : les Amazighs ont toujours mené les guerres de libération et des résistances mais sans cohésion et unité, et elles se sont toujours finies par leur défaites même s’ils ont eu des victoires locales parfois spectaculaires. A titre d’exemples Dda Mhand khettabi, Moha Azayyi, Assou Ou Basslam  Aguillul, ...et beaucoup d’autres.
Le passé lointain : Cette malédiction,  les Amazighs l’ont héritée de leurs ancêtres : à titre d’exemples les rois et reines Dihya, Aksel, Jugharta, Massinissa, Hannibal et beaucoup d’autres. Ils ont tous fait la même erreur.
Le pouvoir marocain a t-il compris l’enjeu ?
Ici, la réponse est très nuancée oui et non en même temps.
Oui : en partant du constat qu’après les révoltes des peuples d’Afrique du Nord et les manifestations du mouvement de 20 Février, le Roi du Maroc dans son discours du 9 Mars 2011, juste 20 jours après les manifestations, lorsqu’il a ouvert le chantier de la reforme du référendum, il a bien rappelé les champs qui ne seront pas objets de reforme dont l’islam, la royauté et l’intégrité territoriale du royaume; Mais en ce qui concerne l’identité du pays, il a affirmé que la prochaine constitution DOIT repenser une identité où l’amazighité est son socle principal. Du plus haut on tranche sur l’identité pour empêcher des débats et les dérives des arabistes et des islamistes qui peuvent mettre le feu à la poudrière. Réponse oui, l’enjeu a été bien mesuré et compris. Et d’ailleurs ce discours, vu des trois tendances politiques qui constituent le mouvement du 20 Février à savoir les panarabistes, les Islamistes et les Amazighs, il n’a été favorable que pour ces derniers. C’est pour cela que certains d’entre eux se sont rapidement retirés ou moins mobilisés au sein de ce mouvement. Exactement comme a été fait en 2001 après l’annonce de l’IRCAM, certains ont même appelé à voter oui à la nouvelle constitution.
Non : on avait permis, au niveau de certaines hautes sphères du pouvoir, aux deux partis politiques islamistes et panarabistes Istiqlal et PJD qui n’ont même pas demandé la réforme de la constitution de s’opposer au discours royal du 9 Mars en ce qui concerne uniquement l’identité du pays pour n'affirmer que  son islamité. Mr Benkirane, trop démonstratif et emporté dans l’un de ces discours populistes, n’a pas caché ces deux points.
Alors que :
  • Les orientations du discours royal ne devraient pas faire l'objet de discussions et d’oppositions selon la constitution en cours elle-même,  on a permis à ces proches du pouvoir de le faire.
  • La définition de l’identité du Maroc est devenue une constante –selon la règle marocaine- après le 9 Mars.  Elle s’ajoute donc à l’Islam, à la royauté et à l’intégrité territoriale, mais on a permis à ces proches du pouvoir de remettre en question la validité de cette susdite dimension amazighe du peuple marocain, et uniquement celle-ci.
Quant à l’autre classe politique qui se considère progressiste, principalement le parti USFP, on le trouve dans tous les moments décisifs où se joue l’avenir des droits culturels et linguistiques Amazighs dans une position négative. Est-il un simple hasard ?  Il se met du côté de l'Istiqlal et du PJD qui ont, eux, le courage d’afficher leur détermination à s’opposer à ces droits. Mr Abbas El Fassi, en tant que premier ministre, a déclaré au congrès de l'istiqlal que son parti fera l’impossible pour ne pas officialiser l’Amazigh. Mr El Khalifa, du même parti, a déclaré ouvertement sur la chaîne nationale que jamais l’amazighe n’aura les mêmes droits que l’arabe.  L'inégalité est affichée très haut. Mais ce berbère du Sud, devenu plus arabe que les arabes eux-mêmes, n’a réalisé que récemment que son parti n’est réellement qu’un parti des Al Fassi puisqu’on ne l’a pas choisi comme ministre. Il a cru que son tour était venu, car la rue marocaine s’est levée contre l’hégémonie des Al Fassi au pouvoir.  Lui a bien dit aux siens, les  Berbères, « on ne veut pas de notre langue l’Amazighe ». Cela aurait été  très fort si ça avait  été dit par un des Al Fassi de l’Istiqlal,  cela aurait déclenché des émeutes dans le pays. Il a ainsi rendu un service sans récompense, comme tous les berbères de service.  
  Mais avec la nouvelle jeunesse et les moyens de communication d’aujourd’hui, il est temps de ne plus jouer avec le feu. La revendication amazighe est née en Algérie au centre de Tamazgha il y a trente ans,  les deux extrémités de Tamazgha  le Maroc et la Libye sont aujourd’hui déterminés à ne plus refaire les erreurs de leurs ancêtres. Tizi-ouzou a donné le signal, les lampes rouges sont allumées à Tripoli et Rabat, à bon entendeur.

Quelques photos de la manifestation :
Les bébes ont aussi participé à la marche

Equité et réconciliation : On repose la question sur l’assassinat d’un des leader du mouvement de résistance marocain Abbas Lemssaadi, une période de l’histoire noire du Maroc que l’équipe équité et réconciliation a évité d’analyser car ce n’est pas le pouvoir monarchique qui est impliqué mais ses relais du parti de l’Istiqlal.


Le drapeau Amazighe dans le ciel de la capitale Rabat


Devant le parlement marocain à Rabat

poncarte : Terre Amazighe, Maghreb arabe ?????
"En liberté, il n y a pas de solution intermédiaire" : Dans la pancate

Femme, homme , jeunes et moins jeunes : tous determinés cette fois-ci.
Mustapha Abdeljalil (le president Libyen designé) = Qadhafi sous une autre forme

Notre soutien inconditionnel aux Amazighs d'Imiter en Sit-in

Nous demandons l'ouverture d'une acquête sérieuse sur la mort des cinq jeunes à la ville d'El Hosseima
officialiser L'amazigh dans une constitution démocratique dans la forme et dans le contenu

 

Déterminé à aller plus le plus haut possible pour affirmer sa détermination a faire sortir son amazighité de l’ombre de l’arabo-islamisme. De l'autre coté, le nouveau drapeau Libyen modifié pour dire une Libye Amazighe